Avec Habitat et Humanisme, devenez actionnaires solidaires !

Lutter contre le mal-logement, permettre à des personnes en difficulté de pouvoir accéder à un logement décent à loyer modéré et encourager la mixité sociale : telle est la raison d’être de Habitat et Humanisme, mouvement associatif qui oeuvre depuis 25 ans en faveur du logement et de l’insertion.

L’un des leviers pour y parvenir réside dans l’achat et la réhabilitation de logements, grâce à diverses sources de financement, notamment d’épargne solidaire. Parmi ces solutions d’épargne, l’une vous permet de devenir un actionnaire solidaire : il s’agit de participer aux augmentations de capital de la Foncière d’Habitat et Humanisme. La prochaine sera clôturée le 31 mai 2012.

Les associations locales identifient les projets, assurent le suivi des travaux ainsi que la gestion de l’attribution des logements et l’accompagnement des résidents. La Foncière pour sa part, via son comité d’engagement, approuve les projets, monte les dossiers de financement, assure la maîtrise d’ouvrage et les mandats de gestion. Les fonds propres de la Foncière sont constitués de ces actions, complétés de subventions publiques et de prêts à long terme d’organismes bancaires.

Ces actions sont labellisées par Finansol, elles font l’objet d’une évaluation annuelle mais ne versent pas de dividende : au 31/12/2011 cette valeur était de 142€. A cette même date, 2305 logements avaient pu faire le bonheur de personnes en situation délicate.

Participer à l’augmentation de capital de la Foncière Habitat et Humanisme, c’est investir à long terme en s’engageant dans un projet responsable et solidaire, à échelle locale et nationale.

Pour en savoir plus, n’attendez pas et allez sur le site  

http://www.habitat-humanisme.org/national/actions-de-la-fonciere-dhabitat-et-humanisme

Le fonds Amundi Solidarités : Interview de la gérante, Gaëlle Dedouche.

Interview de Gaëlle Dedouche, Gérante d’Amundi Solidarités.

K&L : Bonjour Gaëlle, pouvez-vous nous dire quelle est la particularité du fonds Amundi Solidarités ?

G.D. : Amundi Solidarités, géré par Amundi est un fonds solidaire car il investit de 5 à 10 % de son actif dans des titres d’entreprises solidaires qui privilégient le développement de l’économie locale et régionale. Elles travaillent à la réinsertion des personnes en difficulté par l’emploi, le logement, l’éducation et l’accès aux soins. Elles sont aussi impliquées dans le commerce équitable et le financement solidaire ainsi que dans la protection de l’environnement.

Amundi solidarités a reçu deux labels : Novethic et Finansol.

Le label Novethic atteste de la transparence de nos processus d’analyse et de gestion, ainsi que de la qualité des reportings que nous fournissons sur les fonds. Quant au label Finansol, il atteste de la qualité solidaire du fonds.

K&L : Quelles sont les caractéristiques de ce fonds ?

G.D. : Amundi Solidarités est un fonds commun de placement

- Diversifié

Son indice de référence est composé de 25% de produits monétaires, 40% d’obligations d’Etats zone Euro, 20% d’obligations crédit zone euro et 15% d’actions européennes,

- Prudent

Il comporte au maximum 20% d’Actions,

- ISR

Le portefeuille est géré selon des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) et selon des règles ISR d’Amundi,

- et bien sûr Solidaire

Entre 5 et 10 % du fonds sont investis dans des entreprises solidaires, selon plusieurs thématiques, comme l’emploi, le logement, l’agriculture biologique ou encore la santé.

L’objectif de rendement du fonds est de 3% par an, avec un horizon de placement minimum conseillé de 3 ans.

L’idée avec Amundi Solidarités est de concilier dans un fonds unique, performance financière et fort impact social.

K&L : Comment sont sélectionnées les entreprises dans lesquelles ce fonds investit ?

G.D. : Tout d’abord, pour être éligible, une entreprise solidaire doit avoir reçu un agrément préfectoral légiférant de son statut d’entreprise solidaire. Elle doit avoir un capital suffisant pour nous permettre d’investir, sans être trop contraint par le ratio d’emprise, et enfin bénéficier d’une bonne réputation.

Amundi Expertise ISR a développé, en interne, un modèle d’évaluation des entreprises solidaires qui s’appuie sur une triple analyse :

- crédit pour s’assurer de la solidité financière de l’entreprise

- ESG, pour s’assurer que l’entreprise respecte les critères Environnementaux, sociaux et de Gouvernance.

- et enfin solidaire, pour mesurer l’impact social des entreprises.

Au terme de ces analyses, nous regroupons les données dans une grille synthétique et nous octroyons à l’entreprise concernée une note solidaire sur une échelle allant de A à G. Une note supérieure ou égale à D est nécessaire pour être éligible à l’investissement.

Nous avons défini une quinzaine de critères pour évaluer l’impact social de l’entreprise.

Les valeurs en portefeuille sont sélectionnées selon une approche ISR, Best in Class à haute sélectivité : c’est à dire que nous sélectionnons les émetteurs les mieux positionnées pour gérer les risques et opportunités liés aux enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Elle exclut les émetteurs mal notés. A haute sélectivité car nous ne retenons que 30 % des émetteurs les mieux notés contre 70 % pour un Best in Class traditionnel. Les notes ESG sont fournies par les analystes extra-financiers d’Amundi Expertise ISR

Ensuite, l’évaluation financière va guider la pondération des titres.

K&L : Avez-vous un exemple concret de mission des entreprises solidaires ?

G.D. : Je voudrais particulièrement mettre en avant Le Chenelêt. Il s’agit au départ d’une scierie qui n’emploie que des personnes en réinsertion en utilisant le bois local pour faire des palettes et des planches en bois. Puis le Chenelêt décide de construire des logements en bois énergiquement indépendants, et de les proposer aux personnes les plus défavorisées. Les locataires bénéficient d’un logement sain, à faible loyer. Ils réalisent même une économie d’environ 200€ / mois sur leur revenu, car il n’y a aucun cout de chauffage, ni d’eau grâce à un système de récupération des eaux de pluie. Enfin, le Chenelêt accompagne les locataires et les aide à adopter des bons gestes au quotidien permettant de réduire encore plus les consommations d’énergie. Une très belle histoire pour cette entreprise solidaire qui couvre l’ensemble de la chaine de solidarité : Emploi, Logement, Environnement.

K&L : Est-ce que ce fonds performe autant qu’un fonds classique ou l’investisseur doit-il renoncer à une partie de sa rémunération financière ?

G.D. : Depuis sa création, en mars 2011, Amundi Solidarité a réalisé une performance de 1.63%. La performance extra financière du fonds est de C.

Nous avons constaté que, pendant la crise, la performance des entreprises solidaires s’est maintenue.

Enfin à titre comparatif, si nous examinons la performance du fonds FCP Habitat & Humanisme qui applique la même gestion, mais qui a un plus long historique, le fonds a un classement 4 étoiles par Morning Star : il est classé 29ème sur 250 fonds ayant une gestion similaire, n’étant pas forcément ISR ou Solidaire.

Preuve s’il en est qu’il est donc tout à fait possible, au travers d’un unique fonds comme Amundi Solidarités, de concilier performance financière et fort impact social !

L’analyse extra-financière chez Amundi

FLT

Nous nous intéressons aujourd’hui à la méthodologie d’analyse extra-financière mise en œuvre par Amundi Expertise ISR afin de mieux comprendre comment procèdent les analystes pour apprécier si une entreprise peut être considérée responsable et retenue dans la constitution d’un fonds ISR. Pour cela, nous avons rencontré un membre de cette équipe : Arnaud MOUYSSET.

K&L : Bonjour Arnaud, et merci d’avoir accepté de nous initier à l’analyse extra-financière version Amundi ! Pouvez-vous, pour commencer, nous expliquer sur quelle base vous travaillez et quelle approche vous adoptez ?

AM : Nous travaillons à partir de nombreuses sources de données afin d’avoir une vision précise, équilibrée et la plus exacte possible des entreprises que nous analysons : nous nous appuyons sur les analyses de huit agences de notation extra-financière, sur les études de brokers, nous rencontrons les entreprises et une majorité de leurs parties prenantes : fédérations nationales et internationales, syndicats, ONG, chercheurs, institutions. Nous participons également à différents travaux de place à l’image du groupe qui constitue une liste d’exclusion de producteurs de mines anti-personnelles et de bombes à sous-munitions conformément à la Loi française du 6 juillet 2010 d’application de la Convention d’Oslo et du Traité d’Ottawa. Nous soutenons aussi des initiatives telles que le Carbon Disclosure Project, le Water Disclosure Project, le Forest Footprint Disclosure ou encore l’Extractive Industries Transparency Initiative.

Nous travaillons sur un univers d’analyse de 2 600 valeurs et ne retenons que celles dont la capitalisation est supérieure à 500M€ (afin d’être en cohérence avec l’univers d’investissement des gérants).

Notre philosophie d’analyse dite « best-in-class » consiste à regarder l’ensemble des secteurs selon une approche risques / opportunités afin d’identifier parmi les entreprises les meilleures pratiques et celles ayant une bonne gestion des enjeux ESG.

K&L : Quelle méthodologie mettez-vous en œuvre pour calculer la note des valeurs ?

AM : Nous avons défini un référentiel de 42 critères Environnementaux Sociaux et de Gouvernance : 20 critères génériques et 22 critères spécifiques en fonction des secteurs. Nous appliquons ensuite une pondération en fonction des risques et enjeux inhérents au secteur et de la probabilité pour chacun de ces critères qu’ils impactent la valeur de l’entreprise au travers de vecteurs de performance que sont l’efficacité opérationnelle, la réputation et la réglementation. Plus le risque associé à un critère est important, plus ce critère est pondéré fortement. L’étape suivante consiste à croiser et faire le lien entre les critères des huit agences avec ceux de notre équipe d’analystes et à vérifier la cohérence et la qualité des informations fournies par ces fournisseurs de données extra-financière. Nous calculons ensuite mensuellement pour chaque entreprise la note à l’aide d’un logiciel interne expert. Nous établissons une notation avec des notes globales réparties en septiles, ces intervalles étant ensuite retranscrits en notations A, B, C, D, E, F, G. La gestion ISR d’Amundi est tenue de respecter trois règles : la note d’un portefeuille ISR doit être supérieure ou égale à C, elle doit être supérieure ou égale à la note de son univers d’investissement ou indice de référence. Enfin les émetteurs notés E, F ou G sont exclus de tout fonds ISR.

K&L : La même démarche est-elle adoptée pour les Etats ?

AM : Pour évaluer les performances des pays, nous nous appuyons sur des données publiques d’organismes internationaux, d’organismes spécialisés selon 3 grands types d’indicateurs : Compliance, Actions, Résultats.

K&L : Pouvez-vous nous dire comment vous envisagez la place de l’analyse extra-financière dans la gestion financière à moyen terme ?

AM : Les analystes financiers examinent déjà un certain nombre de critères ESG, notamment en termes de gouvernance lorsqu’ils évaluent la qualité d’un management. Cela leur apporte un éclairage complémentaire aux informations dont ils disposent et leur permet d’améliorer leur vision et leur analyse de l’entreprise ainsi que de son potentiel de valorisation. L’analyse extra-financière devrait peu à peu s’intégrer à l’analyse « classique »…

K&L : Merci Arnaud pour tous ces éclairages !

« L’épargne qui vous rapporte et qui rapporte aux autres »

C’est sur cette phrase que s’achève l’édition 2011 du baromètre professionnel de la finance solidaire récemment publié par Finansol.

« L’épargne qui vous rapporte et qui rapporte aux autres » c’est en effet ainsi que l’on peut définir l’épargne solidaire. Les placements que les épargnants effectuent par ce biais leur permettent, outre de recevoir les intérêts afférents, de donner du sens et de l’utilité à leurs investissements en contribuant au financement de «  créations d’emplois, de logements sociaux, d’activités respectueuses de l’environnement et d’actions de solidarité internationale ». Concrètement, il s’agit de produits d’épargne (bilan ou FCP, Sicav) qui investissent une partie de leur actif (jusqu’à 10%) dans des entreprises solidaires et/ou reversent une fraction du rendement à des associations ou organismes à but caritatif, humanitaire. L’association Finansol délivre un label pour qualifier les produits d’épargne entrant dans ces deux catégories et respectant les critères inhérents. Outre les produits labellisés, l’épargne solidaire désigne également les fonds d’épargne salariale.

Le nombre d’épargnants solidaires se situerait entre 700 000 et 800 000 et il apparaît que Habitat et Humanisme et le CCFD sont les principaux bénéficiaires des fonds.

Entre 2009 et 2010, les encours d’épargne bancaire et d’épargne salariale sont respectivement passés de 1 149 à 1 329 M€ et de 1 012 à 1 460 M€, notamment sous l’effet de la de la loi de Modernisation de l’Economie entrée en vigueur le 1er janvier 2010 dans le cadre de l’épargne salariale solidaire.

Vous souhaitez participer et vous engager vous aussi dans la finance solidaire ? Vous disposez pour cela de plusieurs leviers : par le biais de KametLeo vous pouvez sélectionner des FCP qui revêtent cette dimension, par le biais de l’épargne salariale vous pouvez également opter pour des fonds solidaires (il s’agit maintenant d’une obligation réglementaire pour les PEE d’en proposer au moins un). Au final, vous aiderez à financer le logement social, l’insertion par l’emploi, l’aide au développement etc.

Source : Finansol, Baromètre Pofessionnel de la Finance Solidaire 2011.

www.finansol.org

En parallèle, la section recherche de Novethic vient de publier un état des lieux du marché de l’ISR en France en 2011.

Il apparaît qu’entre 2010 et 2011 les encours ont progressé de 69% pour atteindre 115Md€. L’un des principaux facteurs explicatifs de cette progression est le nombre de conversions de fonds classiques en fonds ISR, ce mécanisme a en effet concerné 28Md€ d’actifs. Si le rapport investisseurs institutionnels / particuliers reste inchangé à 70% / 30%, il est permis de constater que les placements des particuliers ont augmenté significativement sur 1 an, d’abord au travers de la gestion collective puis grâce à l’épargne salariale.

Derrière cette évolution se cachent des degrés variables d’exigences et des approches diverses. La sélection ESG constitue toujours l’approche prédominante (elle concerne 97% des encours). Le best-in-universe se développe, tout comme les exclusions normatives.

Pour en savoir plus, rdv sur le site www.novethic.fr. N’hésitez pas par ailleurs à vous rendre sur le site de KametLeo pour vous informer et pour trouver des supports d’investissement !

 

 

 

Investir dans des Entreprises Socialement Responsables

FLT

Interrogé pour savoir si placer son argent dans des entreprises socialement responsables l’intéresserait, un client du Crédit Agricole répond qu’il attend d’abord de son investissement qu’il lui rapporte mais que si en plus il lui permet de financer des entreprises dont les valeurs lui parlent, alors il est partant !  Le spot que diffuse sur plusieurs radios nationales tout au long de cette semaine le Crédit Agricole, dans le cadre de ses engagements, pour soutenir les investissements dans des entreprises respectueuses des hommes, de la nature et affichant une réelle transparence en termes d’organisation et de fonctionnement, témoigne de l’intérêt voire de la nécessité que représente cette forme d’investissement, participe de la prise de conscience des épargnants et favorise le développement d’une finance nouvelle.

Le chemin à parcourir est encore long mais l’urgence est bien réelle de repenser voire de recréer le modèle économique, social et environnemental, et si les solutions restent à inventer des outils existent : l’ISR permet de peser sur le comportement des entreprises, de l’orienter vers une plus grande prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux, il permet de contribuer à façonner un monde plus responsable et plus solidaire. Conçu à l’origine pour écarter les secteurs jugés répréhensibles, l’investissement socialement responsable cherche à délivrer aux épargnants une performance financière conjointement à une réduction des risques à long terme et à des modèles plus durables prenant en compte l’homme et la nature. Il vise à inciter les entreprises à modifier leurs comportements et leurs choix dans ce sens : plusieurs exemples illustrent cet impact, l’un des plus marquants restant certainement celui des armes controversées, dont les entreprises productrices sont aujourd’hui bannies par un grand nombre de sociétés de gestion et de financeurs. Il permet également de soutenir l’économie sociale et solidaire puisque certains fonds ISR sont solidaires (c’est-à-dire qu’ils investissent jusqu’à 10% de l’actif net dans des entreprises solidaires) et/ou de partage (ils reversent une patrie ou la totalité de la rémunération à des organismes caritatifs ou humanitaires comme Habitat & Humanisme ou le CCFD). KametLeo est là pour vous aider dans cet univers et pour vous fournir tous les détails susceptibles de vous éclairer dans votre démarche d’éaprgnant responsable.

L’ISR, ses enjeux sont divers, ses motivations sont larges, ses formes sont multiples, mais son objectif final est unique : permettre à chacun de participer à la création d’un modèle durablement créateur de valeur et de lien. Car  »Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde« , A. de Saint-Exupéry, Terre des hommes.